Le système de santé israélien est en majeure partie un système de médecine publique. Il est de bonne qualité et bien que très différent du système de santé français, il n’est pas si compliqué une fois que l’on comprend quelques notions et que l’on sait utiliser les outils disponibles à bon escient.

 

Selon la loi de Santé publique de 1995, l’assurance maladie est obligatoire et chaque citoyen en bénéficie. Il est fixé et mis à jour chaque année un « panier de services de santé » de base ou « sal briout » comprenant les services, médicaments, équipements et appareils médicaux que tout assuré a le droit de recevoir. Les services de santé sont fournis par les caisses maladie, organismes à but non lucratif.

Le système de santé est planifié et supervisé par le ministère de la Santé. Il est géré d’une part par le Bitua’h Leumi (équivalent à la sécurité sociale pour certains points) qui recueille les cotisations pour l’assurance maladie, et d’autre part, par 4 caisses d’assurance maladie ou Koupot ‘holim (équivalentes à la CPAM) parmi lesquelles il vous faudra choisir la vôtre.

Il n’existe pas en Israël d’équivalent des mutuelles françaises qui entre autres complètent les remboursements de la sécurité sociale. Il existe cependant, pour couvrir les soins non compris dans le sal briout, des assurances santé complémentaires payantes proposées par chaque koupa ainsi que des assurances privées proposées par les grandes compagnies d’assurances israéliennes.

Une très grande partie des visites et examens se font au sein des cliniques de chaque koupa. Le système est beaucoup plus centralisé qu’en France. Les médecins exerçant dans leur propre cabinet sont en minorité.

Un système de médecine privée existe en parallèle du système public des koupot cependant, et peut être exercé soit en cabinet privé soit au sein des hôpitaux publics (services « Sharap »).

Les soins optiques et dentaires sont peu ou pas remboursés, même par les complémentaires et la plupart des assurances privées, mais les koupot peuvent proposer des tarifs préférentiels dans certaines conditions.

La gestion des urgences ne se fait pas nécessairement à l‘hôpital, mais le plus souvent par des centres d’urgences via votre caisse. Cela permet entre autres de désengorger les services d’urgence dans les hôpitaux, tout en mettant à disposition tout le nécessaire pour traiter les urgences qui ne nécessitent pas obligatoirement des services hospitaliers.

Les caisses et le Bitua’h Leumi ne couvrent pas forcément à l’identique les dépenses et soins prodigués aux personnes atteintes d’handicap et/ou maladies chroniques. Le pourcentage d’handicap est évalué par les commissions médicales du Bitua’h Leumi et les remboursements, allocations et différents droits accordés le sont en fonction du pourcentage donné à l’issue de la commission.

Nous espérons que ce site vous aidera à mieux comprendre le système et à l’utiliser plus efficacement. N’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires ou à nous faire partager vos expériences, en nous écrivant ou en participant à notre forum.

Labriout !

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